Promenade découverte

Monbos et Puyguilhem 24 septembre 2021

Jolie balade buccolique en passant dans les vignes où nous avons pu admirer la bastide de Puyguillhem et l'église de Monbos. 

Puyguilhem,  " la colline de Guillaume" contruit sur une butte. A l'origine un château existait. En 1265, trois seigneurs locaux cèdent sur leurs droits sur la forteresse de Puyguilhem et les terres environnantes au roi d'Angleterre Henri 3. En échange, une bastide a été construite à l'extérieur du chateau sur les plans de Jean de Grailly. Puis période agitée au 14 ème siècle et pendant la guerre de cent ans. Au 17 ème siècle elle devint la propriété du Duc de Lauzun. Le château actuel est une propriété privée.

L'après midi nous avons découvert Monbos, commune créée à la révolution et son église pré romane du 11 et 12ème siècle, "Eglise Saint Pierre es liens" avec un mur clocher. Elle a été plusieurs fois remaniée entre le 14 et le 19ème siècle. Elle a conservé l'harmonie de son choeur roman et de ses châpitaux pré romans remarquables sur lesquels on trouve des scènes érotiques et des scènes de chasse. Représentation des trois grands règnes de la nature (végétal, animal et humain).

En 1973 les anciennes communes de Monbos et Puyguilhem fusionnent avec Thénac. Ces deux petites communes conservent leurs statuts de communes associés et élisent chacune un maire délégué qui siège au conseil municipal de Thénac.

Agréable journée alliant promenade et histoire. Vous trouverez ci dessous des images de promenade ainsi qu'une page d'histoire complète sur la région.

Sortie à Monbos, Puyguillhem commune de Thénac. La page d'histoire

Ce qui me frappe en visitant l'église de Monbos, c'est :

1- Le chœur de faible dimension, tout en courbes primitivement sombre et peint, qui me semble beaucoup plus proche de la salle ses taureaux de Lascaux que de la cathédrale d'Amiens.

2- Les 4 chapiteaux sculpté à hauteur des yeux.

Avant de comprendre le pourquoi sur chaque « mont », « Puy » « Tertre » nous trouvons une petite église romane, évoquons très brièvement ce long moyen âge de 1000 ans.

Le plus souvent l'insécurité règne : Aux 8 e et 9 e siècle razzias sarrasines venant du sud ; incursions normandes venant du nord. La trace de ces « terreurs » se lit encore dans les cluzeaux, les souterrains refuges, les grottes aménagées...

Ensuite les guerres féodales intestines avant la guerre de cent ans qui verra les champs abandonnés, la vigne effacée, les bois regagnant l'espace abandonné.

Ici nous sommes en temps des guerres féodales ; sur chaque « mont » trône un petit seigneur qui pressure le paysan et n'hésite pas à descendre de son tertre pour piller un convoi marchand. En même temps l'église qui s'est structurée exerce, sur les même paysans, son pouvoir seigneurial.

Les paysans qui représentent les ¾ de la population vont subir une profonde transformation : Jusque vers la fin du premier millénaire, les défrichements restèrent limités, au rythme lent de l'agriculture sur brûlis. Pendant des siècles, l'homme cultivera en grignotant la forêt de chênes et d'ormes, abattant chaque année quelques centaines d'arbres, les brûlant, cultivant cette parcelle pendant quelques années, puis l'abandonnant à la forêt renaissante.

A partir du 10 e siècle avec les développement des abbayes et prieurés, mes moines défricheurs vont transformer paysage et agriculture. La forêt va reculer par un défrichage permanent avec extirpation des souches et racines.

Il faudra alors de longues années de jachères avant de cultiver à nouveau la même parcelle.

A cette époque on va aussi confisquer les meules à main pour obliger les paysans à se servir des moulins banaux (à eau ou à vent) en payant une redevance au seigneur. (voir le fascicule sur le chemin des meulières de St Crépin de Richemont)

Conscients que : guerres féodales plus famines, plus épidémies pouvaient mettre à bas cette civilisation reposant in-fine sur les paysans, l'église força les seigneurs à couvrir leur territoire d'églises romanes (11e et 12e siècle) les obligeant par ces constructions en pierre à absorber une partie de leur puissance monétaire détournée ainsi de la guerre et à courber tête nue en en franchissant la porte.

Ainsi en 994 pour conjurer une épidémie d'ergotisme gangreneux (provenant de l'ergot du seigle) tous les évêques d'Aquitaine furent réunis à Limoges. Ceux-ci réunis autour de l'évêque Hilduin- Après avoir vaincu l'épidémie (jeune, ostension des saints etc.) s'avisèrent d'imposer aux seigneurs un « pacte de paix et de justice » avec menace d'interdits contre ceux qui ne le respecteraient pas, leur enjoignant de limiter la guerre aux combattants et de respecter les populations et leurs biens. Dans un monde de sévices étaient jetés les germes de pacification, premier jalon de ce qui deviendra plus tard en 1040, sous l'influence de t Odilon de Cluny, « La trêve de Dieu »

Cluny, alors en Aquitaine, à la même époque, mais une toute autre histoire.

En 910, le Duc d’Aquitaine Guillaume le Pieux et sa femme Ingilberge sœur du roi de Provence, se rendent à Bourges, l'un des centres de pouvoir de Guillaume avec leur cour où fut rédigée une longue charte très solennelle qui protégeait la création d'un nouvel établissement monastique dans le comté de Mâcon.

Le rédacteur de la charte était Odilon, un grand intellectuel qui avait été le protégé de Guillaume le Pieux avant de se faire moine et devenir plus tard le 2e abbé de Cluny.

L'abbaye possède un statut original assurant son autonomie vis à vis du reste de l'aristocratie. En interdisant à quiconque y compris eux même et leur parenté d'exercer son autorité sur les biens de Cluny, le couple princier laissa ces derniers entre les mains des seuls moines, libres d'y développer leur pouvoir seigneurial.

Ainsi fut fondée l'Abbaye de Cluny sur un des domaines du Duc aux confins des principautés des deux époux, pour y accueillir des moines bénédictins. Ceux-ci devaient suivre la règle de St Benoît, s'occuper des pauvres et surtout prier pour le salut de l'âme des fondateurs, mais aussi de leurs familles et de leurs vassaux. Destinataire de très nombreux dons à une large échelle géographique, du St Empire aux royaumes Ibériques et de l’Angleterre méridionale à l'Italie, Cluny se structura en effet au début du 11 e siècle en une puissante congrégation monastique réunissant 200 monastères disséminés dans toute l'Europe.

La richesse ainsi concentrée en deux siècles a permis de construire sur le même lieu successivement 3 églises. De la première construite en 10 e siècle il ne reste rien ; de Cluny 2 est resté un pan de mur intégré dans Cluny 3 bâtie à la fin du 11 e siècle début 12 e siècle (pour l'avant nef) qui reste la plus grande église de la chrétienté jusqu'à la fin du moyen âge ; plus grande même que la basilique du Pape St Pierre de Rome : 140 mètres de long 30 mètres sous voûte aux limites de l'art Roman et de la science de l'époque.

Conclusion : A la même époque, dans la même principauté. Monbos et Cluny répondent à deux injonctions radicalement différentes.

Ici à Monbos l'église est une « machine » contre les petits roitelets locaux pour leur propension à la guerre : c'est pourquoi nous voyons sur les chapiteaux sculptés leurs deux autres passions : la chasse et le sexe.

A Cluny il s'agit de sauver les âmes des grands des très grands seigneurs. Pour gagner le paradis malgré leurs turpitudes, Cluny est une « machine » à prier pour leur âme., l

Et comme on e « prête qu'aux riches » Il faut que l'église soit la plus grande, la plus haute a plus extraordinaire, bref soit le lieu le plus proche de Dieu.

Jacques

Journée du patrimoine industriel 27 juillet 2021

Visite passionnante de deux sites indsutriels situés au nord du département à la limite du Limousin.

Le matin, nous sommes partis à la découverte de la papeterie de Vaux à Payssac. Patrimoine technologique et rural unique en France : ancienne forge du 17 ème siècle reconvertie en usine à papier de paille.

La pâte, à base de paille de seigle est travaillée sur le site de Malherbaux (ancienne forge qui coulait la fonte), après un traitement au lait de chaux vive à Vaux, la pâte passe dans une machine à papier en continu très élaborée pour l'époque : des piles hollandaises broient la pâte sous des cylindres à lames de bronze. Une machine à forme ronde entraîne la pâte sous forme d'une feuille continue. Le papier s'enroule en bobine après avoir séché au dessus de cylindres  chauffants alimentés par la vapeur produite pas de vastes chaudières. Le papier fabriqué à Vaux : "papier de boucherie" sans encollage ni colorants servait pour l'emballage alimentaire jusqu'à la fin des années 60. L'usine de Vaux est la dernière en europe à présenter une chaine de fabrication intacte de cette époque. Elle a été fermée en 1968.

Cette visite a été commentée par une artiste pationnée de l'association "la forme du monde". Elle nous a fait découvrir la fabrication du papier à la feuille en matières naturelles sans adjonction de produits chimiques.

Après le pique-nique à Savignac Lédrier, nous avons visité la forge de Savignac Lédrier.

Edifiée en 1521 la forge occupe un fond de vallée de l'Auvézère. Grosse forge à bois, sous  l'ancien régime, elle ne tournait qu'en hiver car elle employait une main d'oeuvre paysanne Elle produisait de la fonte et du fer de très bonne qualité à l'aide d'un haut fourneau et d'une affinerie jusqu'en 1930, pour la fabrication des canons.

La famille Combescot propriétaire du domaine a su mobiliser le savoir faire de ses membres pour innover et moderniser l'outil de produstion. Puis il ont construit un atelier de tréfilerie, produisant des pointes longues et des clefs pour ouvrir les boites à sardines jusqu'en 1975.

En dehors de l'aspect purement industriel de ces deux sites l'environnement est particulièrement remarquable.

C'est marqué dessus
hachoir à paille de seigle
Une pile hollandaise
La frome ronde
Les rouleaux sécheurs
Les chaudières
Le rouleau papier fini
Le moteur de la papeterie deux roues à augets.
La halle à charbon de la forge
Le bas du haut fourneau
Une gueuse de fonte
Le château des Combescot juste au dessus de la forge
La rivière

Autour de Paussac le 12 juin 2021.

Cette sortie s'est déroulée en deux temps:

Les peintres se sont intallés le matin dans l'ancien village des cariers au vieux Breuil. Le Village Troglodytique : ces maisonnettes (12ème et 13ème siècle) sont mi-bâties, mi-troglodytiques c'est à dire qu'elles ont été appuyées sur les parois rocheuses et un mur de façade a été construit. L'extraction de la roche a permis l'excavation du sous-sol, et donc une certaine facilité pour aménager ces habitations. La toiture était en tuile, une maisonnette a été en partie restaurée  et on peut y apercevoir le plancher, la cheminée.
Elles étaient d'une petite superficie, entre 5 et 25 m² avec 2 niveaux. Le bas était probablement pour ranger et stocker les outils. Le haut était réservé au carrier. Il y avait une cheminée, dans laquelle il pouvait cuisiner et qui lui assurait son chauffage. Une bâtisse ressemblerait fort à une chapelle .
Ces hommes ne vivaient pas là. Ils n'occupaient ces maisonnettes que pendant le temps d'effectuer leur commande de pierre et rejoignaient ensuite leur famille. Inspirés par ces traces anciennes d'activités, ils ont retranscrit ces paysages sur toile et papier dessin toute la matinée et une bonne partie de l'après-midi. Vous pouvez apprécier leur production ci-dessous.

Les marcheurs sont partis en fin de matinée de Paussac passant par des chemins ombragés bien agéables avec cette chaleur.  Nous avons pû découvrir un superbe pigeonnier recouvert en lauze (ce qui est rare) et, plus surprenant, une pierre de sacrifice lors de cette balade. Un sentier traverse lande et taillis jusqu’à une clairière où s’élève la Peyre d’Ermale. C’est un rocher assez haut. Sa forme évoque celle d’un autel. A sa base et sur son plateau, nous remarquons des cupules et des rigoles qui semblent avoir été taillées par l’homme il y a longtemps. Recueillaient-elles le sang d’animaux immolés ? Peur-être… Certains habitants de Paussac ont essayé de comprendre pourquoi des hommes l'ont implanté ici. Ils n'ont pas trouvé d'explications. A l’arrière, une cavité en forme de porte a été creusée. A chacun d'imaginer son pourquoi du comment. Le petit groupe a rejoint les peintres pour le pique nique. Ensuite, les marcheurs requinqués ont refait une boucle pour reprendre les voitures. Les peintres les ont retrouvés et ensemble, en voiture, nous avons été visité le site de Peyrelevade, dolmen dont l'origine dans la région est non expliquée.

Il s'agit d'un dolmen de type angoumoisin. Une petite hache en pierre polie de couleur verte, de 8,20 cm, retrouvée dans le dolmen serait conservée, selon D. Pauvert, dans les collections du Musée d'art et d'archéologie du Périgord2.

Merci à Jacques pour nous avoir premis de découvrir ce beau coin du Périgord.

Le pigeonnier
La peyre d'Ermale
Une partie des œuvres
Le village des carriers
Peyrelevade

Bourgnac 13 et 18 mai 2021

Les 13 et 18 mai.

Promenade découverte autour de Bourgnac en deux groupes afin de respecter les consignes sanitaires du moment.

Jacques nous a fait découvrir les environs de Bourgnac.

Autour de la Crempse. Autrefois (il ya plusieurs dizaines de  millions d'années) la mer régnait. Puis après l'affrontement de la plaque Africaine avec la plaque Européenne, les pyrénées sont nées et le paysage a complétement changé. La mer a été refoulée et des reliefs sont apparus peu à peu. Les rivières sont nées et ont commencé leur travail d'érosion. C'est pourquoi nous avons maintenant une belle vallée avec des grottes çà et là.  Tout en bas nous sommes tombés sur  les traces d'une ancienne voie ferrée mise en service en 1888 et fermée depuis 1939,  démontée par l'occupant en 1942. Nous avons gravi un côté de la vallée et constaté que dans le bas on trouve des plantes basophiles aimant les sol calcaires, les orchidées par exemple très nombreuses. Puis au fur et à mesure que l'on grimpe le sol devient acide et l'on rencontre des fougères aigles, des bruyères, des ajoncs, des genêts. En redescendant on retrouve la végétation du début. En chemin nous avons pu observer à maintes reprises et sous plusieurs angles le château de Montréal. 

Claude de Pontbriand, frère du seigneur de Montréal, était le 3 octobre 1535 au côté de Jacques Cartier sur les rives du Saint-Laurent lorsque le navigateur atteignit une bourgade Iroquoise appelée Hochelaga qui allait devenir la ville canadienne de Montréal.

Nous avons pu aussi découvrir d'anciennes fermes certaines rénovées.

Puis un des anciens moulins (ils étaient nombreux tout au long de la crempse). 

Il était temps de se rapprocher du repas pris en commun (toujours en respectant les consignes sanitaires).

La pluie qui nous avait été annoncée nous a finalement laissé tranquilles jusqu'à la fin du repas.

Une bien belle promenade, d'autres suivront nous l'espérons rapidement et avec un plus grand nombre.

Sur les traces de l'ancienne voie ferrée
Ce qui reste d'un pont ferroviaire
Une première vue du château de Montréal
Belle rencontre.
Une grotte parmi d'autres
Paysage verdoyant
Une autre vue du château de Montréal
Orchidée pyramidale
Deux beaux troncs
Une source

Nouvelle activité

DECOUVERTES PROMENADES 
3 ou 4 fois par an. Activité occasionnelle.
Proposition de Mr Jacques Pollard 
Objet : faire connaître des circuits de qualité (Chemins, points de vue, patrimoine) dans la zone des vallées du Salembre, de la Beauronne, de la Crempse .

Modalité : covoiturage à maximum 45 minutes du lieu de marche. Boucles ou linéaires de 9 à 14 kms avec soit pique nique tiré du sac soit restaurant.
Fréquence : Une fois par mois aux beaux jours.

 

 

 

 

 

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Commentaires

02.01 | 16:56

Una bona e urosa annada 2022 !
Martina e Géli DENESLE

...
16.09 | 09:13

Quel bonheur de pouvoir reprendre nos avtivités !
Belle et riche année à tous. Mireille

...
29.06 | 16:39

Bonjour j ai entendu parler de une sortie mardi 27 juillet. Je serais intéressée
Merci de me renseigner. O Chaigneau

...
10.01 | 12:08

Bien le bonjour il y a pas d'espoir il y a juste des actes à faire pour pas finir comme les esclaves ou des autruches la tête dans le sol^^

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